CODEVI

Comité de défense de Villiers-sur-Marne et de ses habitants

Déclaration du Codevi : pour qui travaille Monsieur Bénisti, le maire de Villiers-sur-Marne?

Dans le dernier Villiers-Info, numéro 114 de mars-avril 2019, le premier magistrat de notre ville fait « son numéro » ! Et pourtant, malgré un éditorial qu’on peut qualifier d’électoraliste, Monsieur Bénisti ne peut tromper personne…

           

Dans ce numéro il est fait référence à trois dossiers brulants : la propriété Michot, le projet Marne-Europe, le désendettement de la ville.

Monsieur Bénisti a l’habitude d’affirmer à ceux qui veulent bien l’entendre et boire ses paroles, que la propriété Michot, nous citons,  « a été sauvée de la démolition… démontrant notre réelle volonté de préserver notre patrimoine » ( cf. Edito numéro 114- Villiers-info)

De qui se moque-t-il ?

Car la réalité est bien différente et il faut le répéter une fois de plus, c’est Monsieur Bénisti et une partie de ceux qui travaillent à ses cotés qui ont fait déclasser, dans le PLU de 2013, ce parc qui était quasiment protégé de toute construction. (la maison était inscrite à l’inventaire des bâtiments protégés et sa partie forêt classée EBC c’est à dire espace boisé protégé de toute construction)

La famille Michot, désireuse de se séparer de son domaine en 2012, avait trouvé un acquéreur qui s’engageait à en faire un domaine type « Relais et Châteaux », moyennant quelques aménagements mais qui permettaient de conserver la quasi totalité de cette forêt urbaine prestigieuse… Mais c’était sans compter sur Monsieur Bénisti qui s’est immiscé immédiatement dans une transaction pourtant d’ordre privé  et qui a offert sur un plateau doré la partie forêt aux promoteurs.

Depuis les arbres sont tombés, la Propriété Michot a perdu toute sa splendeur et les villiérains l’occasion de conserver leur dernière forêt urbaine.

Le drame écologique a eu lieu à l’heure où notre planète, mais également notre ville, souffrent … d’une disparition de sa biodiversité (urbaine notamment) et est en proie à un réchauffement climatique important.

Pendant ce temps Monsieur Bénisti bétonne… à des fins spéculatives et pour augmenter le nombre d’habitants et ainsi faire diminuer mécaniquement la dette par habitant… une politique désastreuse qu’il souhaite poursuivre « avec la croissance qui doit être générée par le projet Marne Europe » (source Citoyen 94).

Par cette déclaration, Monsieur Bénisti signe son mensonge lorsqu’il affirmait autrefois dans toutes ses interventions publiques que c’était le Préfet, représentant de l’Etat, qui obligeait la commune à construire 160 logements par an pendant dix ans… pour participer à l’effort réclamé parla Région Ile de France afin de répondre au manque important de logements.

Au-delà du fait qu’on peut comparer cet ultime acte à un coup de folie supplémentaire, déraisonné d’une municipalité aux abois, nous nous posons la question suivante : la pression foncière en Ile-De-France justifie-t-elle la destruction de cet écosystème précieux, primordial tant pour son paysage que pour ses apports environnementaux : régulation thermique, absorption du CO2, espace de pleine terre en ville, réseau biologique… ?

Cette guerre déclarée, à tous nos jardins et espaces boisés, par Monsieur Bénisti, qui gère notre ville comme un irresponsable, est bien celle d’une personne égocentrique qui détient « démocratiquement » un pouvoir qu’il bafoue et qu’il détourne de tout sens au détriment de nos conditions de vie… Car ne vous y trompez pas la destruction de la partie forêt de la propriété Michot ne pourra jamais être compensée par des sites boisés éloignés comme le bois Saint Martin… ou par quelques arbres plantés ici ou là pour calmer notre colère !

A l’heure où le dérèglement climatique s’accélère, de l’extinction des espèces et d’une pollution atmosphérique persistante (proximité des autoroutes) , il fallait considérée ce bois comme un écosystème autonome et bénéfique autant pour l’homme que pour les espèces qu’il hébergeait.

Le projet de Monsieur Bénisti va à l’encontre de tous les plans en faveur de la biodiversité. Le CODEVI en tentant d’empêcher la destruction de la partie bois de la Propriété Michot, souhaitait que les autorités compétentes :

–           Empêchent la destruction des arbres et ainsi préserver la biodiversité dans son intégralité ;

–           Imaginent un projet plus ambitieux, plus inédit pour ne pas détruire cette forêt urbaine, en la mettant en valeur ;

–           Interviennent, dans le cadre plus général du réchauffement climatique, pour conserver ce bois en l’état qui jouait son rôle de régulateur thermique.

La majorité municipale et son « opposition non combative et silencieuse » a fait le choix de détruire cet environnement de proximité et de reporter l’impact de ses décisions sur les générations futures. Car c’est bien d’avenir dont il s’agit.

L’aménagement d’un territoire ne doit pas répondre sans réfléchir aux seules sonnettes d’une politique de construire pour construire…

Les choix de la majorité municipale auraient été avisés, si elle avait concilié l’aspect sauvage de ce bois magnifique et la politique d’urbanisation intensive dans laquelle s’est engouffré Monsieur Bénisti qui n’a pas trouvé d’autres moyens de remplir les caisses de la ville afin de lui permettre de diminuer la dette par habitant.

Ici une nouvelle fois l’effort est supporté par le citoyen qui n’a pas d’autre choix que d’accepter ou de fuir sa ville qui a commencé à perdre une grande partie de son âme au début des années 2000 avec l’abattage des arbres centenaires du parc situé 5 rue des Belles Vues, à deux pas du musée et de son belvédère. N’est-ce pas Monsieur Bénisti qui par tromperie ou supercherie titrait dans le petit journal de l’époque, intitulé « le Villiérain » n°4 de décembre 1992 : « Massacre de l’environnement…ça continue encore et encore ! ». Non vous ne rêvez pas Monsieur Bénisti, alors qu’il était dans l’opposition du maire de l’époque, monsieur Delaporte, dénonçait les massacres à l’environnement et l’abattage des arbres ?

Les choix politiques du futur maire pour notre ville devront se faire indépendamment des enjeux personnels.

                      Il en va de notre avenir. La propriété Michot dans son intégralité aurait dû devenir un bien commun à tous. Mais le scénario de cette forêt urbaine est scellé ! Les arbres sont tombés dans un fracas inoubliable pour ceux qui ont assisté à cette mise à mort orchestrée. Les témoignages des riverains en disent long… Malgré les accords passés avec le promoteur un arbre centenaire qui devaient rester debout, a été coupé et surtout le château d’eau, qui servait d’abri aux chauves-souris, a été démoli alors qu’il devait rester en place… Même ça ils nous l’ont pris… !

Malheureusement les efforts de chacun de ceux qui se sont heurtés au projet n’ont pas payé…jusqu’à quand ? Tokyo, Rio, Singapour ou Toronto préservent et valorisent leurs forêt urbaines… A Villiers-sur-Marne la majorité municipale et l’Opposition Silencieuse ont fait le choix de favoriser les valeurs d’une représentation politique moribonde ! Ils n’ont pas pris la mesure que toute artificialisation des sols est, au stade où nous en sommes de ce dérèglement climatique, une folie qui va nous coûter cher !

En attendant cet été au-delà du bruit, de la poussière… il fera entre deux et trois degrés de plus dans le quartier des stades autour de cette « Folie Bénistique » !

  1. Benisti est un spécialiste de la destruction des espaces boisés classés. Il y a quelques années il a livré à son promoteur préféré les 7000 M2 de forêt, rue du général Lecler, après avoir supprimé, dans le PLU de 2013, la protection de ce magnifique petit bois.

  2. Et ça continue encore et encore, surprise du jour, les travaux de la rue du Général de Gaulle toujours en cours, les beaux pavés déjà mal partis pour installer un « beau mur de métal » pour commencer les travaux de démolition des bâtiments du passage du Bon Vieux Temps qui lui est donc fermé à toute circulation piétonne (même si mal entretenu) et souvent servant de « promenade » pour nos amis à quatre pattes et comme un bonheur ne vient jamais seul on commence dans le même temps les travaux à l’angle de la rue Lenoir et de la rue des Belles Vues, encore quelques arbres et un petit carré de verdure qui va disparaître, du côté de la rue des belles vues.

  3. J’ai choisi de venir passer ma retraite à Villiers pour son caractère « rural » de petite ville briarde, sa végétation, ses belles maisons entourées de jardins, et son ancrage historique, cela à deux pas de Paris. J’ai alors écouté et noté les engagements du maire; ce n’étaient que mensonges! J’ai été trompée comme beaucoup de « vieux » villiérains qui partent. Désormais, je me rends à minima au centre ville en détournant mon regard de la propriété Michot. Il faut être inculte, sans scrupule et aux abois pour avoir accepté ce massacre. J’espère que des condamnations sévères viendront sanctionner ces manipulations.

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