CODEVI

Comité de défense de Villiers-sur-Marne et de ses habitants

Incendie en contrebas du golf de Villiers : les riverains se mobilisent et envisageraient de déposer plainte

Nous reproduisons ci dessous la lettre envoyée par  l’association pour la défense du quartier des Simonettes de Champigny-sur-Marne aux autorités concernées accompagnée des photos de la décharge située au pied du golf de Villiers

ASSOCIATION POUR LA DEFENSE DU QUARTIER DES SIMONETTES

67, rue des Hauts Bonne Eau

94500 CHAMPIGNY SUR MARNE

Tél. 01 48 82 14 00

 Lettre Recommandée avec A.R.

 

Objet : DECHARGE SAUVAGE implantée sur le secteur des SIMONETTES NORD à CHAMPIGNY-SUR-MARNE et de la future ZAC MARNE EUROPE à VILLIERS-SUR-MARNE – Incendies répétés et risque sanitaires dus à la présence d’AMIANTE et autres produits toxiques.

 

Champigny, le 28 avril 2017

 

En complément de mon précédent courrier avec AR du 19 avril 2017 concernant un important sinistre survenu dans la nuit du 17 au 18 avril 2017 sur ce secteur (cf. copie jointe), je viens vous alerter aujourd’hui, avec insistance sans doute mais dans l’intérêt de l’ensemble des habitants du Quartier des Simonettes et alentours, et vous prie de prendre connaissance, si cela n’a pas encore été fait, des éléments suivants, en vous demandant d’y apporter une attention toute particulière et d’y trouver une solution rapidement.

Ayant été alertée par certains riverains, je me suis rendue sur les lieux de cet incendie et ai pu constater avec effroi, que les terrains rétrocédés à la SADEV94 sur le secteur des SIMONETTES NORD n’étaient pas clos ni entretenus, et qu’ils étaient de plus devenus au fil des mois et des ans UNE IMMENSE DECHARGE SAUVAGE A CIEL OUVERT. Des individus continuent de venir à la dérobée jour et nuit, y déverser des gravats et déchets de toutes sortes, allumer des feux ; il en résulte une quantité importante d’AMIANTE ET AUTRES PRODUITS NOCIFS ET TOXIQUES sur ce secteur (voir photos ci-joint).

Avec la survenance à répétition d’incendies sur ce secteur et donc des fumées toxiques et nocives induites, c’est l’aggravation des pollutions et risques sanitaires subis par les riverains. La zone potentiellement polluée dépasse même ce quartier. En effet, les vents forts dominants lors du dernier incendie survenu en plein week-end pascal (dans la nuit du 17 au 18 avril 2017 – vent de Nord Est), a non seulement menacé la vie des habitants de la rue des Hauts Bonne Eau, mais a aussi pollué l’atmosphère pendant de longues heures (brouillard épais et suffoquant). Les poussières, résidus et cendres de plaques d’amiante brûlées et autres produits toxiques continuent d’être portés par les vents, et les pluies et imprègnent les sols et nappes phréatiques, pouvant porter gravement atteinte à la santé publique.

Cette décharge est accessible également par la ville voisine VILLIERS-SUR-MARNE et s’étend sur la future ZAC MARNE EUROPE.

L’association ignorait jusqu’à présent l’étendue de cette décharge et ne peut que constater que les riverains de cette zone subissent les conséquences de cette décharge sauvage depuis de nombreux mois (voire années) ; ils sont en train d’être empoisonnés à petit feu par l’air qu’ils respirent ; IL EST DONC URGENT D’AGIR.

L’association vous sollicite donc afin de prendre les mesures qui s’imposent, en collaboration étroite avec les organismes concernés ou autorités compétentes (mairie de Villiers-sur-Marne et de Champigny, EPAMARNE, …) afin de procéder sans délais au déblaiement, dépollution, nettoyage, clôture et sécurisation du site, et supprimer de manière pérenne cette décharge sauvage et les nuisances qui en découlent.

L’association souhaite également vous rappeler que l’actuel emplacement du Practice de golf de Villiers-sur-Marne est érigé sur une ancienne décharge, susceptible également de contenir de l’amiante et autres fûts et produits toxiques. Avec les travaux de la future ZAC Marne Europe qui ne sauraient tarder maintenant, l’association demande que la plus grande attention soit portée dès le début des travaux et que toutes les mesures soient prises lors des travaux de terrassement, déblaiement, dépollution du site, évacuation des déchets, afin de préserver la santé des riverains de la ZAC MARNE EUROPE.

CAR IL EN VA DE LA SANTE DES HABITANTS DE CE SECTEUR AINSI QUE DE LA SAUVEGARDE DES MILIEUX NATURELS.

L’association vous remercie par avance, reste en attente d’un retour de votre part, se tient bien évidemment à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, et vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ses salutations distinguées.

 Madame MENDES,

Présidente de l’association

 

Copies avec AR à :

-Monsieur le Maire de Villiers sur Marne et de Champigny

-Monsieur le Préfet du Val de Marne,

-SADEV94,

-EPAMARNE

-Communauté d’Agglomération de la Vallée de la Marne

 

Notre correspondante nous a adressé les photos qu’elles à prises sur le site de la décharge sauvage accompagnée du commentaire que nous reproduisons ci-après

« Jusqu’à hier 5/05/2017, je pensais qu’avec les photos prises furtivement les 27/04 et 1er mai 2017 aux abords de l’incendie du 17-18/04/2017, on pouvait se rendre compte de l’étendue de cette décharge sauvage. Ce n’était en fait que la partie émergée de l’iceberg.

Nous nous sommes rendus sur les lieux de cette décharge, en passant cette fois-ci par le sentier des Simonettes (côté Champigny-sur-Marne). Au début, un petit terreplein à franchir et quelques amoncellements de déchets, gravats, pneus, etc. Nous poursuivons notre marche à travers la verdure et les ronces durant une dizaine de minutes en direction de l’est, pour arriver enfin sur les lieux de la décharge sauvage. Là des tonnes et des tonnes de gravats et détritus en tout genre : des restes de caravanes démolies, des pneus, des carcasses de voitures et autres déchets calcinées, des bonbonnes de gaz en grande quantité, mais surtout DES TONNES ET DES TONNES D’AMIANTE, S’ETENDANT DEVANT NOUS SUR DES DIZAINES DE METRES.

La consternation peut se lire sur nos visages  et là, on s’interroge en regardant la butte de plusieurs mètres de hauteur sur laquelle avait été installé un practice de golf sur plusieurs hectares : QUE SE CACHE T’IL EN DESSOUS ET SUR COMBIEN DE PROFONDEUR ? A en juger, la décharge au pied de la butte du golf s’étend sur une centaine de mètres en longueur et en largeur, soit 10 000 m2 environ qui vient s’ajouter à la surface du golf. L’ensemble représente plusieurs hectares et des centaines de milliers de m3 de déchets dangereux sur qu’il faudra évacuer…

De plus,  une odeur se dégage de cette décharge, notamment dans le périmètre de l’incendie de la nuit du 17 au 18/04/2017. Un mélange de bois et autres substances brûlés avec une odeur intenable, forçant à se masquer les narines pour ne pas inhaler cet air nocif.

Comment les autorités compétentes (communes ou autres) et organismes, ont-ils pu fermer les yeux et laisser s’installer et croître une telle décharge sauvage et qui plus est durant de longues années ? »

Pour visionner les dernières photos prises de cette décharge après l’incendie cliquez sur ce lien photos décharge au pied du golf

Pour visionner nos précédentes photos et comprendre l’ampleur de la pollution, voir notre dossier de presse au lien suivant : http://www.codevilliers.fr/?p=4975

  1. cette déchetterie sauvage est inadmissible; Mais comment une ville comme Villiers sur Marne ne possède aucune structure pour permettre aux habitants de pouvoir se débarrasser de leurs déchets? Aussi, inutile de se poser des questions quand on voit certains agissements ! A Villiers l’on préfère donner priorité aux promoteurs, cela rapporte tellement plus !

  2. Riveraine des Simonettes

    Après avoir lu votre article, je me suis renseignée sur les dangers de la combustion des plaques d’amiante-ciment que l’on aperçoit sur vos photos. J’ai trouvé un article fort intéressant dont je reproduit quelques extraits.

    Article paru dans le Bulletin de l’Andeva (Association nationale des victimes de l’amiante) n°43 (septembre 2013)
    pour lire l’article complet : https://andeva.fr/?PREVENTION,2344

    Extraits de cet article

    AMIANTE-CIMENT Les dangers d’un sinistre

    L’incendie qui a ravagé l’entreprise Bouchillou n’est malheureusement qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.
    Mars 2013
    Le hangar de dépôt d’Emmaüs à Coulounieix-Chamiers (Dordogne) est en feu. La toiture en plaques d’Everite s’effondre. Ignorants du danger, des bénévoles récupèrent sans précaution du matériel.
    Juin 2013
    A Gilly, en Belgique, un hangar abritant des milliers de palettes de bois est détruit par un incendie. Sa toiture est en amiante-ciment. Les pompiers de Charleroi lancent le « plan amiante » et instaurent un périmètre de sécurité de 500 mètres autour de l’entreprise.
    Août 2013
    En Dordogne tombent des grêlons gros comme des balles de golf. Les toitures de fibrociment mitraillées par la grêle sont criblées de trous laissant passer la pluie. Les demandes de travaux affluent. Peu d’entreprises sont certifiées.

    Des « couvreurs du dimanche », ignorants du danger et des précautions à prendre, se mettent sur les rangs.

    Le problème est sérieux. Il y a en France des dizaines de milliers d’hectares de vieilles toitures en fibrociment.

    L’amiante-ciment, souvent considétré comme «   non dangereux   » parce que «   non friable   », est en fait un matériau fragile. Il vieillit mal et se dégrade au fil des ans sous l’effet de la pluie, du gel, et de l’action des mousses qui le recouvrent.
    Si l’amiante est connu pour sa résistance au feu, l’amiante-ciment, matériau composite, est au contraire vulnérable aux incendies qui le fragilisent et dissocient les fibres du liant qui assure leur cohésion. Au risque d’inhaler des poussières cancérogènes en suspension s’ajoute le risque de chutes mortelles pour les intervenants.

    Les pompiers, les occupants des lieux, les agents d’assurance qui évaluent les dégats, les riverains proches du sinistre sont directement concernés.
    L’ignorance du danger peut abréger des vies.

  3. Cet incendie aura eu, semble-t-il, l’avantage de découvrir des centaines de plaques de fibrociment (amiante plus ciment) présentes sur ce site depuis plus de trente ans et qui étaient difficilement visibles du fait de la végétation qui avait malgré tout partiellement caché l’ampleur du danger…
    Maintenant, les choses sont claires et la responsabilité civile et pénale des personnes et autorités responsables ce ce site (le propriétaire du terrain, l’Epamarne semble-t-il, les maires des communes environnantes (Villiers et Champigny) pourrait peut être être engagée pour mise en danger d’autrui…

  4. Pierre Laguérodie

    Je fais parti du collectif « Boutareines-Dauer-Luats » qui conteste depuis trois ans bientôt le projet « Nexity » prévu sur le terrain des anciennes serres municipales de Villiers-sur-Marne. Mais ce n’est pas à ce titre que j’ai répondu favorablement à la rencontre des deux associations(le Codevi et l’association qui vise à préserver le quartier des Simonettes à Champigny-sur-Marne) mais à celui de secrétaire du Codevi, de citoyen-riverain et de randonneur à mes heures perdues. Certains me connaissent également à travers mon rôle d’encadrant d’une association de randonnées à Champigny !
    Ce secteur je le connais très bien puisque je le fréquentais à pied pour relier les bords de Marne jusqu’en 2010 environ. J’avais le plaisir d’y voir vivre une faune sauvage qui trouvait là le dernier havre de paix d’un secteur appelé à subir dans un futur trop proche l’extension urbanistique abusive d’une métropole qui n’a de cesse de convoiter ce qui ne lui appartient pas en promettant « fortune » à celui qui n’en a pas et qui a du mal à finir ses fins de mois.
    Renards, martres, lapins de garenne…mantes religieuses ou sauterelles…faucons crécerelles, couples de geais et autres petits oiseaux de haies, enchanteurs et majestueux, comptaient parmi ces animaux issus des espèces sauvagines qui tentait de survivre entre une autoroute, une voie ferrée…
    Quelle ne fut donc pas ma surprise ce vendredi en me rendant sur ce lieu qui ne ressemblerait plus à celui que je fréquentais jadis il y a seulement sept petites années !
    Au-delà de la stupeur et du dégoût pour la nature humaine, j’en veux à tous ces hommes que nous avons porté pour prendre des responsabilités et protéger ou préserver notre cadre de vie. Certains, courageux, défendent la qualité de vie de leurs administrés et préfèrent payer une amende collective pour ne pas répondre aux directives de la région qui visent à amplifier l’urbanisation autour de la ligne du « Grand Paris ». Car faut-il rappeler que le budget de la construction de la ligne 15 est loin d’être bouclé et que c’est notre impôt qui permettra de le financer intégralement ? Ceci expliquant cela !
    Pour en revenir à cette décharge sauvage, il faut remettre les choses dans le bon ordre. Si les gens du voyage qui vivaient aux abords de cette zone sauvage ont une part de responsabilités, c’est sans compter sur la responsabilité des maires des communes encadrantes. Si à Champigny, les administrés bénéficient d’au moins deux déchetterie controlée, à Villiers-sur-Marne nous n’en avons plus depuis une quinzaine d’années. Et encore elle ne nous appartenait pas puisqu’elle était la propriété de l’entreprise Nicollin, installée rue Benoit Frachon à Champigny !
    Il serait, certe, mal honnête de ma part d’imaginer que ce sont les seuls villiérains qui seraient responsables de la pollution de cette zone naturelle…
    Les pompiers qui se sont déplacés pendant des années sur cette zone pour éteindre les nombreux incendies qui s’y sont déclarés accidentellement ou volontairement, pourraient apporter leur témoignage à propos de l’évolution de cette décharge durant ces 10 dernières années; je pense que nous trouverions matière à argumenter notre propos. Et l’incendie de la nuit du 17 au 18 avril 2017 est, en ce sens, l’incendie de trop ? Car au-delà de son ampleur (tout n’a pas brulé), comment un arbre de trente mètres a-t-il pu se retrouver complètement calciné sur toute sa hauteur ? Certains riverains ont même cru entendre des explosions. A la vue des clichés vous comprendrez ce qui a bien pu provoquer ces dernières !!!
    Enfin pour raccourcir le sujet: qui va prendre en charge ces centaines de milliers de mètres cube de déchets en tout genre; du plus inerte au plus toxique car ce sont bien des centaines de tonnes de panneaux de ciment amianté (entre autres…) qui jonchent ce terrain qui doit être pollué sur plusieurs centimètres en sous-sol…

    Qui est près à accueillir toute cette « m…. »? le département de l’Essonne, de la Seine-et-Marne ou de l’Aisne peut-être?
    A l’image du danger sanitaire qu’encourent depuis de trop nombreuses années les riverains du quartier des Simonettes (qu’en est-il des odeurs et fumées toxiques qui se sont dégagées pendant la combustion des déchets dans la nuit du 17 au 18 avril ?), avec les vents dominants ce sont des milliers de riverains qui se retrouvent exposés à ce risque à leur insu ? Et avec la future construction du projet immobilier autour de la gare du « Grand Paris » je vous laisse imaginer les risques, connus par nos décideurs, que vont encourir les ouvriers qui travailleront au déblaiement de ce qui se voit et au terrassement de ce qui ne se voit pas ! Il ne reste plus à espérer que les réalisateurs de la ZAC Marne Europe ne minimiseront pas la réalité de ce que nous avons vu et donc de ce que nous sommes témoins aujourd’hui et prendront toutes les mesures qui s’imposent ! A bon entendeur…!!!

  5. riverain solidaire

    Bonsoir, si je comprends bien, une partie de ce secteur a déjà fait l’objet d’une dépollution fin 2016 en vue de préparer le chantier de la future gare de la ligne 15 sud du Grand Paris Express, et les caravanes et les gens de voyage ont été « délogés » depuis quelques mois. Avec toutes les personnes qui sont intervenus sur ce secteur, vous allez me faire croire que personne n’a vu ni signalé cette décharge sauvage ! De même, lorsqu’il y a des incendies, y a t’il des autorités alertées par les pompiers ? Je suppose qu’au moins un des deux aménageurs (EPA Marne, SADEV94 ou ?) et/ou au moins un des maires des deux communes concernées (Champigny-sur-Marne et Villiers-sur-Marne) connaissaient l’existence de cette décharge sauvage depuis plusieurs mois, voire des années ? Alors pourquoi une telle inertie ? Pourquoi ai-je ce sentiment que l’on veut surtout faire semblant d’ignorer l’existence de cette décharge (problème budgétaire oblige) ? Pourquoi les aménageurs ne font-ils rien ? Pourquoi les maires n’obligent-ils pas les aménageurs concernés ? ou bien pourquoi le ou les maires ne prennent-ils pas l’initiative de faire dépolluer cette décharge, quitte à se retourner contre le ou les aménageurs ? Cela permettrait de gagner énormément de temps. Je ne veux pas croire que le ou les maires restent inactifs alors qu’ils sont au courant. Mais si tel est le cas, cette attitude ne constitue t’elle pas une faute lourde de nature à engager la responsabilité de la ou des communes ? Je suppose que des délais doivent être respectés pour agir le plus rapidement possible et limiter les risques de pollution environnementale et d’aggravation des risques de santé publique. Alors s’il vous plait, s’il y a parmi vous des autorités compétentes qui lisent mon message, faites que cette décharge sauvage soit « dépolluée » dans les plus brefs délais. Ne cherchez pas à vous dédouaner et essayer de « refourguer » le bébé à quelqu’un d’autre ou de « faire le mort ». Une action rapide vous honorerait et ce quartier saurait vous être redevable à jamais.

  6. il est bien d’écrire aux autorités concernées (mairies, prefectures, département, régions) mais pour « enfoncer le clou » des manifestations devant les mairies serait à envisager…

  7. Un témoignage de plusieurs personnes conforte ce que votre association dénonce dans cet article qui a fonctionné comme une poudrière auprès de la Société du Grand Paris, d’Epamarne et du Cabinet des Maires de Villiers et de Champigny, du Préfet ryc.. En voulant « vérifier » ce qui y était dénoncé, un drone a été utilisé pour photographier ou filmer la décharge sauvage connue de tous nos « officiels », du moins depuis ce qui est détaillé dans les clichés que vous avez mis à notre disposition. Leur conclusion est effarante: « Ils n’imaginaient pas l’étendue et la nature des déchets qui y sont entreposés ! »
    Vous appelez ça comme vous voulez, mais j’ai l’impression que certains nous prennent pour des idiots. Car les pouvoirs publics étaient forcément au courant de la nature de ce qui y est entreposé par centaine de tonnes. Les casernes de pompiers y étaient appelées régulièrement pour éteindre les feux de voitures et divers…Les remontées d’informations à ce seul niveau pouvaient leur permettre de s’interroger sur les risques sanitaires que pouvaient encourir une population de proximité. Coincée entre les riverains de la rue Des Bonnes Eaux » et le complexe réservé à la DDE et aux C.R.S. de la route, cette décharge est connue de chacun d’eux depuis des années!
    Enfin je m’étonne qu’il ait fallu utiliser un drone pour constater l’ampleur des dégâts alors que plusieurs représentantes de l’Association des Simonettes ry du Codevi s’y sont rendus à pied en prenant probablement des gros risques pour accéder à cette « pustule ».
    Etrangement les partis politiques présents sur notre commune (Parti Républicain, UDI, En Marche, Les Insoumis de M. Mélenchon, le PS et les écologistes) ne s’intéressent pas au sujet. Le silence et l’inaction de ces mouvances politiques sur notre commune me semble complice…S’ils ne mobilisent pas c’est qu’ils ne sont pas crédibles sur des sujets comme celui-ci. Je me pose la question de savoir s’il n’y a pas confusion entre intérêt politique personnel de certains et dénégations de la réalité qui s’impose comme une évidence ?

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